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ISABELLE FAËS Noirceurs
guidoniennes |
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| Prof
de musique, chef de choeurs, Isabelle Faës est venue à la chanson
par le Crime passionnel de Jean Guidoni. Son premier album, Copiée
Collée, a fait un malheur sur l'lnternet. Elle aimerait à
présent concrétiser cet engouement « virtuel ». |
Isabelle
fait néanmoins preuve au quotidien d'un humour et d'un pertinent
recul par rapport à ses triomphes virtuels [cf. Chorus
34, L'internotes], puisque trois de ses chansons - dont « Litanies »
- ont squatté plusieurs semaines durant les « hit-parades »
des sites Internet spécialisés FranceMP3 et People Sound,
y compris en Espagne et en Hollande. Des milliers de téléchargements...
et zéro disque vendu ! Daniel PANTCHENKO CHORUS,
N° 36 |
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| Père violoniste aidant,
la musique fut pour lsabelle un choix « obligé »
comme pour ses trois frères et soeurs. Cadette des quatre, elle
rêve d'abord de devenir danseuse-étoile, et prend des cours
dans ce sens durant son enfance, avant d'attaquer sérieusement
un instrument - le violoncelle - vers les douze ans, à son arrivée
à Tours. Quatre ans après, elle passe son bac ; quatre
encore et c'est le Capes. A vingt ans, la voici professeur de musique.
Mais déjà, elle a intégré les choeurs du
théâtre voisin et va participer à de nombreux opéras
: « C'était génial ! Les costumes, les
lumières, le goût de la scène et le fait de faire
plaisir à un public, c'est là que je les ai trouvés ! ». |
Le
déclic chansonnier date en fait de 1996, où Isabelle concocte
« une version plus féminine » du
très guidonien Crime passionnel écrit en 1982 par Pierre
Philippe et Astor Piazzolla. Pour son collège, elle conçoit
ensuite une comédie musicale, Correspondances -- dont deux chansons
(« Enveloppe » et « Crise-éclair »)
seront recyclées dans son disque Copiée collée
[cf. Chorus 35, p. 53] qui sort en octobre 99. Totalement auto-financé, cet album se révèle de belle facture musicale, de nombreux intervenants à la clé. La voix claire voire implacable, Isabelle Faës y dissèque sur des rythmes multiples des tranches d'amour sombres aux mots parfois très crus : « Mes chansons ne sont pas très autobiographiques, même si j'ai vécu des choses comme ça par le passé ; mais je garde un univers noir, très tiré sur la folie et la mort dans tout ce que j'aime. Je vis ainsi : là mort, j'y pense dix fois par jour. » |
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